Accueil > Plébiscite Constitutionnel > Plébiscite Constitutionnel au Chili : à la guerre comme à la guerre ?
Plébiscite Constitutionnel au Chili : à la guerre comme à la guerre ?
jeudi 30 juin 2022, écrit par
Si vous ne comprenez pas l’espagnol, procurez-vous un Chilien qui vous aidera à apprécier la ton du débat et la qualité des arguments des uns et des autres dans le cadre du débat actuel sur la future Constitution. Voici deux exemples parlants de ce qui parfois semble relever de deux esthétiques bien différentes.
La Convention Constitutionnelle vient donc de rendre sa copie et le 4 septembre prochain les Chiliens sont appelés à approuver, ou pas, le projet de Nouvelle Constitution sur laquelle elle a travaillé pendant un an. 34 ans après plébiscite où le "Non" l’emportait ouvrant ainsi la porte au retour de la démocratie, en votant Apruebo (j’approuve) ou Rechazo (je rejette) les nouvelles générations vont mettre en évidence mener jusqu’au bout la démarche démocratique entamée en 1988 par leurs ainés.
Tout comme à l’époque et tout comme lors de la récente élection présidentielle, les forces de droite font appel à la peur, à pas mal de contrevérités et, bien évidemment, à la stigmatisation de ceux qui militent pour le dépassement définitif de l’héritage de la dictature néo-libérale. À titre d’exemple, ce discours de la dirigeante de droite Rocío Cantuarias, représentante des tenants du Rechazo de la constitution rédigée par la Convention dont elle a d’ailleurs fait partie.
3 raisons pour approuver
C’est sur un autre ton qu’Augustin Squella, membre lui aussi de la Convention, donne trois raisons pour lesquelles les Chiliens devraient, à son avis, approuver la Constitution dont le texte définitif sera remis lundi 4 juillet prochain au président de la République qui devra prendre les dispositions nécessaires pour la réalisation du plébiscite du 4 septembre prochain.
