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Un rapport d’Amnesty sur les violences policières au Chili

vendredi 5 novembre 2021, écrit par Eduardo Olivares Palma

Dans le rapport qu’elle vient de publier, l’organisation rappelle que le mouvement de protestation sociale d’octobre 2019 a été réprimé violemment par la police, que des milliers de manifestants avaient été gravement blessés et que deux ans après, les crimes restent impunis.

Le rapport d’Amnesty précise qu’à l’occasion du deuxième anniversaire de ce soulèvement social, « nos équipes ont présenté au parquet chilien un rapport sur la responsabilité des dirigeants de la police (...) qui compile les normes internationales relatives à la responsabilité pénale du commandement des  carabineros, la police nationale chilienne ».

Aujourd’hui encore, constate Amnesty, « le gouvernement chilien nie ou minimise les violences commises par l’armée et la police (et) les enquêtes ont à peine avancé ». Tout en espérant « que ce rapport aidera à mettre un terme à cette impunité prolongée et inacceptable », l’organisation propose ce qu’elle appelle « cinq mesures clés » :

 des mécanismes indépendants et efficaces de suivi des agissements de la police  ;
 des mécanismes de participation pour la société civile et les organisations de victimes  ;
 des protocoles adaptés afin d’enquêter sur les abus policiers ;
 la reconnaissance d’agissements policiers illégaux comme un problème structurel ;
 la reconnaissance de la responsabilité des supérieurs hiérarchiques, y compris au plus haut niveau.

 Télécharger le texte intégrale du rapport (en espagnol)