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Le Chili à deux ans d’un bouleversement appelé "estallido social"

lundi 18 octobre 2021, écrit par Eduardo Olivares Palma

Écriture démocratique d’une nouvelle Constitution et un candidat de gauche en tête des sondages pour la prochaine élection présidentielle sont quelques unes des nombreuses retombées du "réveil" chilien du 18 octobre 2019.

Si les plus optimistes qui parlent de "nouvelle révolution" ne sont pas forcément majoritaires, la plupart des Chiliens sont d’accord pour reconnaitre que, Covid mis à part, leur pays n’est plus le même qu’avant le fameux "estallido social" qui ébranla le pays entre octobre 2019 et février 2020.

Une transformation dont la décision - adoptée par une majorité écrasante de 80% des Chiliens ayant participé au plébiscite du 25 octobre de l’année dernière - de mettre fin à la Constitution héritée de la dictature et de confier l’écriture de la nouvelle à une Assemblée élue expressément pour cet objectif est sans doute l’une des plus significatives.

Plus importante même que la très probable élection, en novembre prochain, d’un président de gauche, Gabriel Boric, dont la victoire serait favorisée aussi bien par l’élan transformateur provoqué par le "réveil" du 18 octobre que par l’inconsistance et l’incurie de Sebastian Piñera, l’actuel président de droite.

Francochilenos t’invite à revenir sur le regard de la presse et le Web français sur les mobilisations d’octobre 2019 ainsi que sur sa foisonnante créativité avec, entre autres, la chanson de Victor Jara El derecho de vivir en paz devenue une véritable icône du réveil chilien.

À voir aussi, "El asedio al oasis", le film de Maria Natalia Díaz Cantú et Darío Cuéllar Arellano qui rend bien compte de l’atmosphère qui régnait au Chili de "l’estallido".