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La Chilienne qui aimait trop la France

C’est l’histoire de Virginia Morelli, dont le grand-père a quitté la Corse pour Concepción en 1892. Elle se bat depuis dix ans pour obtenir sa nationalité française. En vain jusqu’ici.

C’est Vincent Prod’Homme qui, sur Rue89, raconte cette véritable « histoire d’un amour à sens unique ». Celle de Virginia Morelli , 66  ans, née au Chili. «  Nous sommes un groupe de 700 enfants et petits-enfants d’immigrants français. Nous voulons que le gouvernement reconnaisse notre droit du sang. La France peut-elle encore se permettre d’abandonner ses enfants légitimes  ? , plaide-t-elle.

En 1892, Charles Morelli, son grand-père, quitte Bastia pour le Chili. La situation économique étant difficile, il avait besoin d’un nouveau départ. Bien que chez les Morelli on parlait français, allemand et espagnol, la grand-mère allemand a poussé son Corse de mari à bien parler ce dernier car, entre autres, on ne pouvait pas travailler dans les entreprises publiques du Chili si l’on ne le parlait pas couramment.

Intégration oblige ? Le fait est que son père, fils de Cahrles, n’a jamais pris la nationalité française. Résultat : des décennies plus tard Virginia et son désir de prendre la nationalité française "par filiation" se heurtent à un article du code civil français qui établit que puisque ses « ascendants » ont passé plus d’un demi-siècle à l’étranger, elle n’est plus admise à l’acquérir par filiation.

Bien évidemment, Virginia Morelli n’entend pas en rester là et elle a même lancé une pétition adressée au Sénat et au Premier Ministre français.


En savoir plus : Rue89

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