Le coup de cœur patagon de Camille Fuzier
La photographe française présentera ses photos et témoignages sur la Caleta Tortel lors de l’assemblée annuelle de l’Association FRANCHIR
En ouverture de sa première assemblée générale annuelle -ouverte à tous les intéressés), l’Association Franco- Chiliens en Réseau (FRANCHIR) a invité la photographe française Camille Fuzier à faire une présentation de son témoignage ainsi qu’une sélection des photos qu’elle vient de publier dans un ouvrage intitulé Caleta Tortel. En « avant première » nous vous présentons à continuation un texte de Camille sur son « aventure humaine », vécue lors de ses nombreux séjours dans ce « port magique » de la Patagonie chilienne.
La prouesse de la nature humaine
En janvier 2002 j’entame un voyage d’un an qui doit me mener jusqu’aux confins de la Patagonie australe. Je m’attache à voyager à pied, à cheval, en stop, en bateau pour être la plus proche et la plus disponible possible, à la découverte des populations qui vivent sur ces terres. Je parcours à pied 800km de piste de la Carretera Austral qui relie le sud à l’extrême sud chilien à travers fjords, glaciers, lacs et rivières, et quelques rares villages. C’est ainsi, grâce à mes rencontres au fil de la route, que j’arrive à Caleta Tortel.
Balayé par des vents et une pluie légendaires ce village est situé au fond du golfe de Penas, au milieu d’une des plus grandes réserves d’eau douce du monde, à l’embouchure du Rio Baker, dans un estuaire de fjords et canaux, entre deux grands champs de glace. Son histoire est étroitement liée a l’exploitation d’un bois spécifique à cette région : le cyprès de las Guaitecas, espèce forestière protégée, qui ne pousse qu’en zone marécageuse et offre une résistance exceptionnelle. L’extraction de ce bois en partie brûlé lors d’incendies gigantesques au siècle dernier participe encore aujourd’hui à l’économie et à l’architecture du village : commerce du bois vers Punta Arenas, maisons sur pilotis, bateaux, barques, passerelles et escaliers interminables remplaçant des routes impossibles. La découverte de ce village isolé et protégé , la prouesse de la nature humaine qui s’attache à survivre dans un environnement hostile et l’histoire insolite de ce petit coin du monde, allié à l’ hospitalité patagonienne me poussent à y revenir plusieurs fois.
Je partage avec ses habitants la rigueur et la solitude de l’hiver, et l’ouverture d’une route qui connecte le village à la Carretera Austral rompant ainsi l’isolement de Tortel accessible uniquement par voie d’eau. Je suis le témoin privilégié de l’histoire de ce village qui se cherche entre passé (derniers pionniers vivants aux histoires aussi intarissables qu’inclassables), présent (village protégé mais ayant accès à la modernité au sein d’une nature hostile) et futur (ouverture de la Patagonie aux touristes mettant en danger les traditions régionales).
De ces expériences naîtront une exposition itinérante au Chili en 2005 (d’autres exposition en France sont en préparation) et un livre de photographies (« Caleta Tortel » sera disponible en France en version espagnole et française à partir de novembre 2005 )
Camille Fuzier
Commentaires
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> Le coup de cœur patagon de Camille Fuzier10 de noviembre de 2005, par ana
es posible de encontrar este libro en la fnac ?, a partir de nov. o donde podemos comprarlo ?
gracias
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> Le coup de cœur patagon de Camille Fuzier19 de diciembre de 2005
Hola al dia de hoy, si les interesa ver o/y comprar el libro , mejor se ponen en contacto directo conmigo. aqui estan mis email : fuziercamille@hotmail.com camillefuzier@free.fr
(el libro se encuentra en venta en algunos librerias en Paris y en la pereferia. Tambien estara en venta en Chile, pronto. Primero en santiago y luego en varias ciudades.Podré darles mas info, mas adelante !)
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