Au Chili : les coups de cœur cinématographiques d’une Française
Le cinéma national est à l’honneur en ce moment au Chili, pour le plus grand plaisir des spectateurs, Caroline Guyot, qui a voulu partager son enthousiasme avec les internautes de francochilenos.com.
A l’affiche cette semaine dans les Cinémark chiliens, deux films se détachent de l’habituel palmarès hollywoodien, deux films chiliens : Paréntesis de Francisca Schweizer y Pablo Solís, et El Roto, perjudícame cariño de Alberto Daiber. Tous deux sont des productions chiliennes, respectivement de 2003 et de 2005.
De couleurs différentes, ces deux films sont captivants à leur manière, chacun dans un univers qui lui est propre, mais l’on ressort également touché par les deux histoire, la tête pleine de ces « modismos » chiliens, l’accent chantant qui va avec et ces scènes de rue dans lesquelles on aura reconnu Santiago...
Paréntesis raconte l’histoire de Camilo (Francisco Pérez-Bannen), jeune homme de 28 ans, qui « soigne » son insomnie en travaillant de nuit dans un vidéo-club. Le film commence un lundi matin, lorsque sa petite amie Pola (Sigrid Alegría) lui demande une semaine de « pause » pour se retrouver un peu seule, réfléchir à ses sentiments et à l’avenir de leur relation. Au début, Camilo a du mal à accepter la situation, mais bientôt, cette « parenthèse » que Paola lui impose ouvre la porte à une rencontre singulière : Mikela (Carolina Castro), une adolescente de 16 ans qui porte un regard si particulier sur les choses... On ne vous dira pas la fin, si vous avez besoin d’une « parenthèse » dans votre vie quotidienne, vous pourrez vous évader 90 minutes en plongeant dans cette histoire sympathique.
El Roto, perjudícame cariño, inspiré du roman du Chilien Joaquín Edwards Bello met en scène les joies et les drames de vies qui s’entrelacent. Le film commence lorsque Fernando (Francisco Melo), entre dans une maison-close appelée « La Gloria » pour y rencontrer un homme qui lui doit de l’argent. Il apprend alors que cette personne est décédée et fait la connaissance de sa veuve Clorinda (María Izquierdo) qui chante dans ce cabaret et y vit avec ces deux enfants, les adolescents Esmeraldo (Matías Oviedo) et Violeta (Fernanda Urrejola). Ces personnages rencontrent l’amour et l’enchaînement dramatique des faits entremêle leur destin... On ne vous dira pas non plus la fin ! Comme on dit en France, « il n’y a pas de mal à se faire du bien », c’est donc sans scrupule et sans préjudice aucun que vous pourrez regarder « perjudícame cariño » si vous en avez l’heureuse occasion.
On espère donc que ces films traverseront la Cordillère des Andes et traceront leur chemin jusqu’au cinéma de votre quartier ou le vidéo-club du coin de votre rue, sinon demandez-les, ça les aidera à venir jusqu’à vous...
