Report probable du procès de la dictature chilienne
Un "un problème technique de convocation des témoins à l’étranger" serait à l’origine du report du procès de par contumace des 17 Chiliens accusés de violations des droit de l’homme à l’égard de 4 citoyens français.
Le procès de 17 Chiliens, en majorité des militaires, qui devaient être jugés par contumace du 19 au 23 mai à la cour d’assises de Paris pour la disparition de quatre ressortissants français ou franco-chiliens entre 1973 et 1975 pourrait être reporté sine die. (Publicité)
Le parquet général a en effet réclamé un renvoi à une date ultérieure en invoquant un problème technique de convocation des témoins à l’étranger.
Ce procès est très sensible car il vise le régime Pinochet et ses liens à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Aucune autre date n’est avancée.
"Compte tenu des difficultés liées aux contraintes de citations à l’étranger et afin de permettre aux débats de se dérouler dans les meilleures conditions, le parquet général, après en avoir informé les parties civiles, a demandé au président de la cour d’assises d’ordonner le renvoi du procès à une date ultérieure", indique un communiqué du parquet.
Les 17 accusés sont poursuivis pour "séquestrations arbitraires accompagnées ou suivies de tortures et d’actes de barbarie" dans cette audience qui serait l’une des premières au monde concernant la dictature Pinochet.
Augusto Pinochet, au pouvoir de 1973 à 1990, a été poursuivi dans cette affaire où un mandat d’arrêt international était délivré contre lui. Il est mort en décembre 2006 sans jamais avoir été jugé.
