Le Chili n’achètera pas de satellite à EADS
La lettre d’intention signée par le gouvernement précèdent le 3 mars 2006, restera sans effet.
Le Ministère chilien de la Défense a communiqué jeudi 6 juillet la décision du Gouvernement chilien de ne pas acheter le satellite proposé par le consortium européen EADS.
Les autorités chiliennes ont rappelé que les conversations entre le ministère chilien de la Défense et EADS avaient commencé avant l’arrivée au pouvoir, le 11 mars dernier, de la présidente Michelle Bachelet. En effet, le 3 mars, huit jours avant la passation des pouvoirs, le ministre de la défense du président Ricardo Lagos, M. Jaime Ravinet et EADS Astrium avaient signé une lettre d’intention en vue de doter au Chili d’un satellite d’observation à usage civil et militaire. D’un coût de 40 millions de dollars, le projet avait suscité une forte polémique non seulement au Chili (pour son coût important) mais aussi au Pérou, où les autorités s’étaient déclarées « inquiètes de la politique d’armement de son voisin andin ».
La visite récente de M. Chirac au Chili, accompagné entre autres du PDG d’EADS Astrium, Antoine Bouvier, avait soulevé dans les milieux français l’espoir que la lettre d’intention déboucherait dès cette année sur une commande ferme et définitive.
Le communiqué du ministère de la défense chilien affirme que « bien qu’il s’agisse d’un projet très intéressant pour le pays, aussi bien en raison de sus usages civils que de son utilisation potentielle par les forces armées, il convient que l’acquisition d’un bien public de cette nature soit décidée après un appel d’offres international » . Le Gouvernement du Chili exprime finalement son souhait de « pouvoir compter sur la participation d’EADS » à l’occasion de cet appel d’offres.
Lire ci-dessous le communiqué du Ministère chilien de la Défense.
