La mobilisation s’amplifie autour du cas d’Elena Varela

Reporters sans Frontières en France et le Comite d’Appui à la lutte du Peuple Mapuche en Belgique, interpellent le gouvernement chilien.

Domingo 8 de junio de 2008

Les protestations se multiplient aussi bien au Chili qu’à l’étranger suite à l’arrestation de la cinéaste chilienne Elena Varela, accusée "d’association illicite, vol à main armée, détention illégale d’armes, utilisation de vêtements officiels de la police et militaire de l’Armée". Intervenue tandis qu’elle travaillait sur un documentaire consacrée aux indiens mapuche, l’incarceration de la cinéaste est, pour Reporters sans Frontières, marquée par "certains aspects (qui)nous paraissent néanmoins troublants, à commencer par la confiscation du matériel utilisé ou enregistré par Elena Varela López dans le cadre de son travail documentaire".

"La question mapuche s’assimile-t-elle à un sujet tabou, synonyme d’entrave à la liberté de la presse ? Nous souhaitons que les journalistes, chiliens ou étrangers, obtiennent la garantie de travailler en toute sécurité en Araucanie", s’interroge l’organisation française dans un autre passage de sa lettre à la présidente chilienne Michelle Bachelet.

Tout soulignant que "le cas de Elena Varela, n’est pas un cas isolé, déjà deux cinéastes français avaient, le 17 mars,été détenus (Christopher Cyril Harrisson, Joffrey Paul Rossi), et encore le 3 mai, deux journalistes italiens, Giuseppe Gabriela et Dario Ioseffi, furent arrêtés", le Comité d’Appui à la lutte du Peuple Mapuche de Belgique, "dénonce fermement cette injustice et demande au gouvernement chilien le respect de la présomption d’innocence, la libération préventive d’Elena et la restitution intégrale du matériel audio-visuel réquisitionné, afin de sauver ainsi l’œuvre qui fait partie du patrimoine culturel chilien".

 

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