La comunidad francochilena rinde homenaje a André Jacques

La muerte del ex director del área Refugiados y derechos humanos de la CIMADE, organismo francés que acogió y apoyo a numerosos chilenos exiliados, ha tenido un profundo impacto entre quienes conocieron su generosidad y espíritu solidario.

Lunes 11 de septiembre de 2006
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André y su compañera Genèvieve Camus-Jacques

Numerosos testimonios de emoción y tristeza, de los que los Francochilenos nos sentimos plenamente partícipes, ha provocado la muerte de André Jacques, una de las personalidades francesas que, tanto a nivel personal como en sus funciones en la CIMADE, organismo ecuménico francés, desplegó una decisiva acción solidaria que hizo menos difícil y dolorosa la inserción de los exiliados chilenos en Francia.

Ricardo Parvex, uno de los muchos chilenos que beneficiaron de la generosidad de André Jacques y la Cimade, tuvo la posibilidad de conocerlo mejor en el marco de una colaboración y amistad de más de 12 años. Te invitamos a escuchar su testimonio.

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Adieu André, et merci !

Desde Chile, François Richard, de la Asociación de Amistad France-Chili hizo llegar -en francés- su propio testimonio. A continuación, los principales extractos de las expresiones de sus amigos francochilenos de Chile.

La plupart d’entre nous ont d’abord connu André Jacques comme responsable de la CIMADE à Paris, en 1973, quand il accueillait et aidait généreusement des centaines de réfugiés Chiliens à leur arrivée en France après le coup d’Etat de Pinochet.André Jacques s’est très tôt engagé dans la solidarité active avec les victimes d’injustices, proches ou lointaines. En France, il a été directeur du service Réfugiés et droits de l’homme de la CIMADE, animateur de nombreux comités de solidarité, puis président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT). À travers le Conseil œcuménique des Églises, où il a assumé la responsabilité du secteur des Migrations internationales et le Service international pour les droits de l’homme basé à Genève dont il a été président, son champ d’action et de réflexion s’est élargi au niveau international.

Dans son dernier livre, Trésors d’humanité (Itinéraire d’un témoin solidaire), paru en 2004 aux Editions du Cerf, André Jacques évoque, sur un demi-siècle d’une vie « engagée » pour la justice, les questionnements, les doutes et les convictions qui ont accompagné son rêve rimbaldien d’adolescent de « changer la vie » et sa recherche inlassable d’une réponse à la question de la violence. Les temps de l’occupation nazie, la rencontre de l’Évangile, l’action caritative de proximité puis les engagements de solidarité avec les déracinés et avec les victimes de la torture et des oppressions forment la trame de ce récit où se mêlent souvenirs et réflexions. À travers cette mémoire, l’auteur cherche avant tout à rendre un hommage vivant aux personnes remarquables qu’il a rencontrées sur sa route, véritables « trésors d’humanité », et qui ont poursuivi, malgré toutes les difficultés, le combat contre l’injustice, les exclusions de toutes sortes, pour le respect de la dignité humaine, la solidarité sans frontières et la fraternité.

Nos sincères condoléances et notre affectueuse amitié à sa femme Geneviève et à tous ses amis et ses compagnons de lutte. André continue à vivre dans nos cœurs, et, inspiré de son généreux exemple, nous continuerons son combat pour les Droits de l’Homme, la Liberté et la Solidarité.


Un texte sur la vie et la carrière d’André Jacques


Les obsèques d’André Jacques auront lieu à Paris lundi 11 septembre à 15 heures dans l’Eglise Réformée du Marais (17, rue Saint Antoine Paris 11, Métro : Bastille).