"En la Cama", un nouveau film chilien sur les écrans français

Trois fois primé, le 28 mars prochain sort en France le film de Matias Bize, "le cinéaste chilien le plus prometteur", selon les Cahiers du Cinéma.

Domingo 25 de marzo de 2007
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Deux inconnus, rencontrés lors d’une fête, finissent dans un hôtel de passage pour une nuit de sexe sans engagement ni projection. Enfermés dans leur chambre et la plupart du temps au lit (avec des courtes scènes dans la salle de bain comme seul alternative au huis clos du film), ils causeront de rien et de tout au long de cette rencontre.

En la cama (au lit), deuxième long-métrage du jeune chilien Matías Bize (Santiago, 1979), arrive aux salles françaises (Paris et une douzaine de villes de province) après une longue et productive tournée de festivals, qui lui a valu une bonne récolte de prix internationaux. La forte contrainte de base, d’une unité de lieu, la restriction à juste deux personnages, et une quasi-unité de temps (à peine quelques heures s’écoulent au long des 85 minutes de film), permettent au réalisateur (avec la complicité des caméras de Gabriel Díaz et Cristián Castro, et du montage de Paula Talloni) de faire preuve d’un très bon sens du cadrage, des rythmes et de la mise en scène.

Les dialogues, qui hélas restent dans les lieux communs et s’avèrent spécialement artificiels pour les oreilles chiliennes, sont chargés de remplir le temps du film, ce qu’ils font avec la même gêne et gaucherie que les lieux communs qui doivent remplir les temps morts de l’intimité de deux inconnus.

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Gonzalo Valenzuela et Blanca Lewin (prix FIPRESCI à la meilleure actrice parmi les nominations à l’Oscar au meilleur film en langue étrangère, lors du Festival de Palm Springs) supportent admirablement le poids que le film jette sur leurs épaules : seuls protagonistes, ils sont dans presque tous les plans, sans à peine pouvoir bouger. Ainsi, malgré une maladresse des dialogues et d’une diction qui se veut naturelle, ce sont leurs corps, leurs regards et leurs visages qui expriment les mouvements à l’intérieur de chacun et dans ce lien éphémère qui les attache le temps d’une nuit.

Bize, qui s’apprête déjà à lancer son troisième titre, Lo bueno de llorar (tourné à Barcelone avec les Álex Brendemühl et Vicenta N’Dongo), a surmonté un pari risqué, qui lui a permis surtout d’afficher la promesse de son talent.

-  Films à voir dans les salles suivantes :

  • Paris
    • Le Latina - 20 rue du Temple, 75004
    • Espace Saint-Michel 7 place saint Michel, 75005
  • Province
    • Le Diagonal à MONTPELLIER
    • L’Odyssée à STRASBOURG
    • Kinépolis à LOMME
    • Le Navire à VALENCE
    • Le Méliès à PAU
    • L’ABC à TOULOUSE
    • Le France à SAINT ETIENNE
    • Le Studio à BREST
    • Le Zola à VILLEURBANNE
    • Les 400 Coups à ANGERS
    • Le Royal à BIARRITZ
    • Le TNB à RENNES

-  Francochilenos vous invite à l’avant première